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L'histoire
du Karate :
1. Gichin FUNAKOSHI (1868-1957)

Gichin FUNAKOSHI fondateur du karaté do SHOTOKAN
Né à Naha sur l'île
d'Okinawa en 1868, Sensei Funakoshi était un homme cultivé,
poète et respectueux du code moral de ses ancêtres. Ce n'est
qu'à l'âge de 13 ans qu'il commence l'apprentissage des arts
martiaux avec Sensei Azato (1828-1906), l'un des plus grands experts de
toute l'île. Il apprit de façon traditionnelle, un apprentissage
strict et rigoureux qui demandait beaucoup de patience. L'apprentissage
d'un kata pouvait durer plusieurs années, tant que l'élève
ne l'effectuait pas à la perfection. En 1922, Maître Gichin
Funakoshi qui pratiquait deux des styles les plus importants d'Okinawa
et qui était alors président de "l'association de l'esprit
des arts martiaux" fût choisi pour une démonstration
de Karaté à la première exhibition d'athlétisme
à Tokyo. Cela a conduit à l'introduction de l'ancien art
martial dans tout le reste du Japon. Sur les conseils de ses amis et des
officiels, il alla enseigner à Tokyo. Gichin Funakoshi transforma
alors l’art traditionnel qu’il apprit, celui que l'on appellera
par la suite karaté Shotokan. Il créa de nouveaux katas
et changea les noms en japonais, qui était jusque là en
chinois. Les idéogrammes kara-te (main de Chine) sont transformés
en kara-te (main vide). Selon ses étudiants, Gichin FUNAKOSHI était
un homme très intelligent et une personne très attachante.
Son fils, Yoshitaka FUNAKOSHI est le successeur du Karaté moderne.
Il élabore entre autres, les coups de pieds de base tel que Yoko
Geri (coup de pied latéral) et Mawashi Geri (coup de pied circulaire).
Il a fait évoluer de manière importante le style Shotokan
mais toujours dans le même état d’esprit que son père.
A sa mort à l’âge de 88 ans, ses étudiants se
séparèrent et ouvrirent leur propre Dojo. Certains y enseignèrent
une technique très différente de la discipline d'origine.
Yoshitaka FUNAKOSHI ainsi que Shigeru EGAMI (le plus proche disciple de
Gichin FUNAKOSHI), fondèrent le Shotokai dans le but de préserver
le Karaté original du père.
Au sein du Ronin Karaté Club,
nous ne vénérons aucun maître en particulier mais
savons reconnaître la valeur de ceux qui ont jalonné l'histoire
des arts martiaux.
2.
Le Karaté, qu’est-ce que c’est ?
Le karaté est un art martial japonais d'autodéfense pratiquée
à main nue. Il consiste en l'utilisation de techniques à
la fois défensives et offensives qui font appel à toutes
les armes naturelles du corps humain (pieds, poings, coudes, etc.), lesquelles
sont exploitées de façon optimale pour porter des coups
frappés à l’adversaire. "KARATE" veut dire
"main vide" et "DO" signifie "voie". Le
mot Voie au sens large, bien souvent couplé à d’autres
activité en japonais, doit être compris comme la recherche
de la sérénité, du bonheur, de l’harmonie et
de l’absence de conflit, avec les autres mais surtout avec soi-même.
Au quotidien, nous avons tendance à oublier l'utilité de
l'exercice physique et mental. Le karaté est un des arts martiaux
les plus dynamiques dont la pratique fortifie le corps, développe
la coordination, accélère les réflexes et augmente
la vigueur. Un Karatéka bien entraîné est capable
de coordonner parfaitement son corps et son esprit, ce qui lui permet
de contrôler sa puissance physique lors des coups qu’il porte
à son adversaire. Il doit être capable de maîtriser
et de coordonner son corps et son esprit sans pour autant disposer d’une
force physique exceptionnelle. C'est en développant cette capacité
que même une personne de petite taille peut stopper et maîtriser
un agresseur. De plus une pratique assidue du Karaté permet de
développer son sang froid d'éclaircir ses pensées,
d'acquérir plus de confiance en soi et de renforcer sa mentalité.
Le Karaté n'est pas une fin en soi mais un moyen d’y aboutir.
Gichin FUNAKOSHI affirmait : « le meilleur des combats est celui
que l’on évite ». Même si le karaté peut
permettre de résoudre "techniquement" un conflit, la
véritable maîtrise s'observe dans la capacité à
l’éviter. La perfection technique doit nous conduire à
la sérénité, à la disparition de toute inquiétude,
peur ou angoisse, sources de l'agressivité et des réactions
impulsives. Le karaté est une méthode de combat ; le karaté
do est une recherche d'épanouissement dont le support est la technique
du karaté.
La pratique du karaté est divisée en 3 grandes catégories:
1. KIHON : Répétition
de mouvements (attaques et défenses) de bases ainsi que des positions
2. KATA : exercice codifié
simulant un combat contre plusieurs adversaires
3. KUMITE : Combats
Les débutants reçoivent des instructions de base dans chaque
domaine jusqu'à ce que les techniques deviennent naturelles et
spontanées. Au fur et à mesure des entraînements,
l'élève progresse également au niveau de la force
et de l’endurance. Son attrait se porte alors de plus en plus aux
katas et leur complexité ainsi qu'à des formes plus dynamiques
de Kumité. Lorsque l'élève, par une pratique assidue,
atteint le niveau de la ceinture noire, sa technique, sa résistance,
la vitesse et coordination des mouvements deviennent naturelles. C'est
à ce niveau qu’un élève sérieux réalise
qu'il commence juste son étude du Karaté.
3.
Historique du Karaté
Bien que les origines du Karaté soient très vagues, nous
savons qu'il y a à peu près 1400 ans, DARUMA DAISHI, venant
de l'Inde, introduisit le Zen en Chine. Son enseignement était
si sévère que la plupart de ses disciples ne pouvaient en
supporter la rigueur. Afin de leur donner la résistance physique
et mentale il mit au point un système d'entraînement plus
progressif. Cet entraînement physique fût enseigné
dans le monastère de Shaolin Ji vers l'an 500. Sous l'influence
de la technique des moines de Shaolin-Ji, les méthodes de combats
naturelles de Chine se transforment pour finalement donner naissance à
une discipline très élaborée plus connue sous le
nom de boxe Shaolin.
Au 16ème siècle, la boxe Shaolin s'étendit de la
Chine à Okinawa île principale de l'archipel de Ryukyu. C'est
la position géographique très particulière d'Okinawa,
ainsi que deux périodes de l'histoire aux cours desquelles le port
d'armes y fut interdit, qui sont les véritables causes de la naissance
du Karaté-Do dans ce lieu.
L 'ile d'Okinawa se situe entre Taiwan et le Japon
Depuis longtemps existait une technique
de combat naturel propre à l'archipel de Ryukyu, appelée
Okinawa -Te ("main d'Okinawa"), mais qui se développa
rapidement au sein de la population lorsque 300 000 samouraïs du
clan Satsuma envahit l'île en l'an 1609 sur l'ordre du Shogun. Cet
art martial fut utilisé pour combattre l'envahisseur avec des techniques
rigoureuses et très efficaces. Les habitants s'entraînaient
la nuit en secret, formant leur corps et leur esprit au combat. Les techniques
d'Okinawa-te et de Tigua (Ko-budo) s'intégrèrent dans les
danses traditionnelles pour tromper le contrôle des occupants. Ajoutons
qu'à Okinawa, comme les entraînements se sont souvent déroulés
dans le plus grand secret, il est facile de comprendre pourquoi les documents
sur les arts martiaux japonais sont rarissimes et les historiques, que
chacun recopie sur le voisin, largement sujets à caution.
Il faudra attendre l'an 1916 pour que plusieurs maîtres de l'Okinawa-Te
acceptent de démontrer publiquement leur art qui jusque là
était resté secret. Gichin Funakoshi partit le premier au
Japon afin de démontrer son art lors d'une manifestation importante
organisée par Jigoro Kano, fondateur du Judo. Le public japonais
fut émerveillé par ce nouvel art du combat qu'il ne connaissait
pas. En l'an 1922, la première école de karaté dirigée
par Gichin Funakoshi ouvra ses portes à Tokyo. C'est à cette
époque également que le nom de Okinawa-Te fut changé
en celui de karaté afin de rompre la tradition chinoise face aux
japonais.
Ce sont les années 30 qui constituent le point de diffraction de
l'évolution du karaté à Okinawa. Ils existent à
Okinawa de nombreux dojos de karaté, ceux-ci se situent dans deux
grands courants traditionnels: le Shuri-Te et le Naha-Te. Le karaté
s'est répandu en Europe occidentale après la Seconde Guerre
mondiale et les américains s'en inspirèrent pour la création
du full contact. D'art de guerre, le Karaté est devenu un sport
qui peut se pratiquer en compétition, tout en restant une méthode
violente de self-défense. Ce n'est qu'à partir de 1957,
après la mort de maître Funakoshi, que se dérouleront
les premières compétitions de karaté. Les premiers
championnats du monde de karaté se déroulèrent à
Tokyo en 1970, et c'est à cette occasion que fut créé
la fédération internationale de karaté (WUKO, World
Union of Karate Organizations). Les karatéka seraient environ 15
millions dans le monde entier.
A notre époque les quatre principaux styles de karaté sont:
• Shotokan (la maison de Shoto)
• Wado-Ryu (la voie de la paix)
• Shito-Ryu (l'école du fil de l'ouest)
• Goju-Ryu (l'école du dur et du souple)
Le Shotokan était à l'origine le nom du bâtiment dans
lequel s'exerçait cet art martial. En effet, en 1936, senseï
Funakoshi fonde son propre dojo, le Shotokan. Shoto (le vent dans les
pins) fait référence à son pseudonyme qu'il utilisait
lorsqu'il écrivait des poèmes et Kan signifiait la place,
la maison. Ce n'est qu'au fil du temps que l'on appellera Shotokan un
style de karaté aux mouvements linaires, aux positions basses et
au traditionalisme de l'entraînement. Ce style de karaté
est basé essentiellement sur l'éducation de la volonté,
sur la maîtrise de son corps, l'aspect sportif, le dynamisme et
la compétition.
4.
Le KATA
Le kata (exercice codifié simulant un combat contre plusieurs adversaires)
dans un absolu respect de leur forme traditionnelle. Nous pratiquons les
kata shotokan, mais les plus gradés prennent aussi un grand plaisir
à explorer la richesse des autres styles.
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